LA DREPANOCYTOSE.....

LA DREPANOCYTOSE.....
http://www.dorys-asso.org/

La Drépanocytose
Un nom complexe pour une maladie polysymptomatique
particulièrement douloureuse

La drépanocytose : Une maladie de l'hémoglobine I
A la base de la maladie : des globules rouges déficients I
Des symptômes dès le plus jeune âge I Traitements I Complications sévères I
Le dépistage néonatal


La drépanocytose est une maladie génétique du sang, liée à une anomalie de l'hémoglobine. Elle touche plus de 50 millions de personnes dans le monde, essentiellement des personnes originaires des Antilles, d'Afrique noire mais aussi d'Afrique du Nord.
Le gène de la drépanocytose est né d'une mutation du gène de la chaîne béta de l'hémoglobine, sélectionnée par le paludisme. Ceci explique que la maladie soit si répandue dans les régions tropicales et intertropicales.
Actuellement, on admet qu'il existe dans notre pays environ 6000 patients pris en charge pour cette maladie, dont à peu près la moitié en île de France, 2000 aux Antilles et 1000 en province.

La drépanocytose : Une maladie de l'hémoglobine
L'hémoglobine est le constituant principal du globule rouge et sert à transporter l'oxygène nécessaire à tous les organes du corps. L'hémoglobine normale s'appelle hémoglobine A. L'enfant drépanocytaire ne fabrique qu'une hémoglobine anormale, l'hémoglobine S, qui a comme particularité de former des amas dans les globules rouges qui deviennent alors fragiles et déformés.
Les globules rouges drépanocytaires prenant la forme d'une faucille, leur déformation est appelée falciformation.




A la base de la maladie : des globules rouges déficients
Les globules rouges drépanocytaires ont une durée de vie raccourcie par rapport aux globules rouges normaux car ils sont fragiles donc plus rapidement détruits par l'organisme. Leur destruction accélérée explique l' un des signes majeurs de la drépanocytose, l'anémie (nombre insuffisant de globules rouges).

Les globules rouges déformés sont rigides et ne parviennent plus à traverser les petits vaisseaux sanguins. Ils les bouchent et par conséquence, l'oxygène arrive mal au niveau des organes. Le manque d'oxygène explique l'autre signe majeur de la drépanocytose, les crises douloureuses, appelées crises vaso-occlusives.



Des symptômes dès le plus jeune âge
Dans les premiers mois de vie, les enfants atteints n'ont aucun signe.

Dès l'âge de 3 mois, les complications peuvent apparaître et les parents doivent apprendre à les reconnaître. Elles sont cependant très variables d'un enfant à l'autre. Certains ne sont presque jamais malades, d'autres le sont plus souvent, et il est impossible de prévoir l'évolution.

Les infections sont les complications les plus sérieuses car elles peuvent être brutales et sévères. La fièvre chez un enfant drépanocytaire doit toujours alerter et nécessite de consulter très rapidement un médecin.

Les crises douloureuses peuvent débuter, chez le nourrisson de moins de 2 ans, par le syndrome "pieds-mains", qui se manifeste par un gonflement des pieds et des mains. La peau est tendue et luisante, et l'enfant a mal.

Chez l'enfant plus âgé, les crises douloureuses les plus fréquentes sont au niveau des os (membres, côtes et dos), mais peuvent intéresser le ventre ou la poitrine. Ces crises sont favorisées par la déshydratation (lorsque l'enfant ne boit pas assez), les changements brutaux de température, les bains en eau froide, la fièvre, une activité sportive trop intense, le stress et l'altitude. Lorsque les douleurs sont importantes, l'enfant doit être amené à l'hôpital pour y être soulagé, parfois par de la morphine.

L'anémie se traduit par une pâleur et une fatigue. Elle est en général assez bien tolérée, sauf quand elle s'aggrave brutalement. Ceci peut se voir chez le nourrisson lors d'une autre complication sévère, la crise de séquestration splénique aiguë (le sang s'accumule dans la rate qui grossit brutalement). Elle se manifeste par une pâleur encore plus importante, des difficultés à respirer, des difficultés à téter ou des troubles de conscience (l'enfant ne réagit pas comme d'habitude aux stimulations). Le ventre de l'enfant est dur, augmenté de volume, et l'enfant semble avoir mal. L'enfant doit être conduit en urgence à l'hôpital pour y être transfusé.


Traitements
Certaines complications de la drépanocytose peuvent être évitées grâce à un traitement préventif prescrit par un médecin et grâce à l'éducation parentale. Il est donc important que l'enfant drépanocytaire soit pris en charge par une équipe spécialisée, et ce le plus rapidement possible après la naissance.

L'antibiothérapie prophylactique et les vaccinations
On peut éviter les infections en prenant un antibiotique (Oracilline) tous les jours. Les enfants doivent aussi être rapidement vaccinés, comme tous les autres enfants, mais aussi contre la grippe, l'hépatite B, et les infections à Pneumocoques. Chez l'enfant plus grand, il ne faut pas oublier les rappels des vaccins.

En cas de crise douloureuse, il faut faire boire l'enfant abondamment et donner des antalgiques (paracétamol) ou des anti-inflammatoires (nureflex). Si les douleurs persistent, l'enfant devra être conduit à l'hôpital.

Il faut aussi éviter les facteurs qui favorisent les crises.
Votre enfant doit boire abondamment, en particulier lors des efforts physiques et des fortes chaleurs. Il ne doit pas prendre de bains froids et se couvrir dès qu'il fait froid. S'il a de la fièvre, il faut la faire baisser rapidement. Il ne doit pas être amené en altitude au dessus de 1500m (attention aux voyages scolaires à la montagne).

En cas d'aggravation de l'anémie, votre enfant pourra être transfusé.



Lorsque les malades drépanocytaires ont des complications fréquentes (crises vaso-occlusives douloureuses répétées dans l'année, séquestrations spléniques, syndrome thoracique aigu), on dispose de plusieurs autres traitements. Ces traitements peuvent dans certains cas, améliorer considérablement la maladie, mais ne sont jamais anodins et ne sont proposés que lorsque la maladie est jugée sévère. Il s'agit de :

L'Hydroxyurée (Hydréa), dont les premiers essais dans cette maladie datent de 1992, mais qui est utilisé depuis beaucoup plus longtemps pour le traitement de certaines formes de leucémies. Il a été démontré que l'Hydréa permettait de réduire significativement la fréquence des crises douloureuses chez l'enfant comme chez l'adulte.

Les programmes d'échanges transfusionnels réguliers (environ tous les deux mois), qui visent à remplacer les globules rouges anormaux de la personne drépanocytaire par des globules rouges normaux provenant de donneurs de sang sains. Ceci revient à " changer le sang " par des transfusions multiples.
Ce traitement est proposé lorsque l'hydroxyurée n'est pas assez efficace, ou lorsque la maladie se complique d'un rétrécissement des vaisseaux qui irriguent le cerveau (complication sévère appelée vasculopathie cérébrale).

La transplantation de moelle osseuse
C'est le seul traitement actuellement disponible qui permet de guérir définitivement la maladie. La moelle osseuse est l'organe qui produit en permanence les globules rouges. La transplantation de moelle osseuse consiste d'abord à détruire la moelle osseuse du sujet drépanocytaire (par de la chimiothérapie) puis à remplacer celle-ci par une moelle saine prélevée chez un donneur HLA compatible. Environ 200 greffes ont été réalisées dans le monde chez des drépanocytaires, permettant d'obtenir la guérison dans 85 % des cas. Elles ont jusqu'ici été réalisées à partir de donneurs apparentés (frères ou s½urs en général). En l'absence de donneur familial, et dans certaines formes sévères de drépanocytose, il est envisageable de proposer une greffe à partir d'un donneur non apparenté HLA compatible (donneur sur fichier).

Un espoir pour le futur, la thérapie génique
La thérapie génique a permis d'obtenir une correction complète de la maladie drépanocytaire chez des souris. Des essais devraient débuter chez l'homme dans les prochaines années.


http://www.chu-lyon.fr/internet/rech_exp/expertise/drepanocytose/drepanocytose.htm



En savoir plus...
Complications sévères
Le dépistage néonatal

APIPD
Association pour l'Information et la Prévention de la Drépanocytose
S.O.S. Globi
Association de Prévention et de Lutte contre les Maladies Héréditaires du Globule
Rouge

# Posté le dimanche 23 mars 2008 22:54

Modifié le dimanche 23 mars 2008 23:32

ENCORE MA VOITURE DE REVE

                                                                        ENCORE MA VOITURE DE REVE
ATTENTION LES YEUX............
COMMENT LA TROUVEZ VOUS???????????







Para Siempre....

# Posté le vendredi 14 mars 2008 02:02

Modifié le mardi 15 juillet 2008 03:18

............................................. SOURIEZ VOUS ETES TELLEMENT PLUS BEAU ET BELLE..............................................................

............................................. SOURIEZ VOUS ETES TELLEMENT PLUS BEAU ET BELLE..............................................................
UN Sourire.........................................


Un sourire ne coûte rien et produit beaucoup,
Il enrichit celui qui le reçoit sans appauvrir celui qui le donne,
Il ne dure qu'un instant, mais son souvenir est parfois éternel,
Personne n'est assez riche pour s'en passer,
Personne n'est assez pauvre pour ne pas le mériter,
Il crée le bonheur au foyer, il réchauffe les coeurs,
Il est le signe sensible de l'amitié,
Un sourire donne du repos à l'être fatigué,
Donne du courage au plus découragé,
Il ne peut ni s'acheter, ni se prêter, ni se voler,
Car c'est une chose qui n'a de valeur qu'à partir du moment où il se donne.
Et si toutefois, vous rencontrez quelqu'un qui ne sait plus sourire, soyez généreux, donnez-lui le vôtre,
Car nul n'a autant besoin d'un sourire que celui qui ne peut en donner aux autres.

EN RéSumé ... SOURIEZ ........

Raoul Follereau" Homme de lettres (1903-1977)

# Posté le jeudi 13 mars 2008 07:36

Modifié le vendredi 14 mars 2008 02:04

................................. IMPARDONNABLE............................................

 ................................. IMPARDONNABLE............................................
CETTE IMAGE

est une image d'une petite fille

réellement battue

Mon nom est Sarah.
J'ai 3 ans.
Mes yeux sont enflés, je ne peux pas voir.
Je dois être bête.
Je dois être méchante.
Quoi d'autre aurait pu mettre mon père dans un tel état ?
Je souhaiterais être meilleure.
Je souhaiterais être moins moche,
Alors, peut-être que ma mère voudrais me faire des câlins.
Je ne peux pas parler.
Je ne peux pas faire de bêtises, sinon,
Je suis enfermée toute la journée.
Quand je me réveille, je suis toute seule.
Mes parents ne sont pas chez moi.
Quand ma mère vient, j' essaye d' être gentille,
Sinon, j' aurais peut-être plus de coups ce soir.
Ne fais pas de bruit!
Je viens juste d'entendre une voiture,
Mon père revient du bar de Charlie.
Je l' entends jurer.
Il m' appelle.
Je me sers contre le mur.
J'essaye de me cacher de ses yeux démoniaques.
J'ai tellement peur maintenant.
Je commence à pleurer.
Il me trouve en train de pleurer.
Il me lance des mots méchants,
Il dit que c'est de ma faute s'il souffre au travail.
Il me claque, me tape et me crie dessus encore plus.
Je me libère enfin et je cours jusqu' à la porte.
Il l' a déjà fermé.
Je me mets en boule,
Il me prend et me lance contre le mur.
Je tombe par terre avec mes os presque cassés
Et ma journée continue avec des méchancetés dites...
Je suis désolée!
Je crie, mais c'est déjà beaucoup trop tard.
Son visage a tourné dans une haine inimaginable.
Le mal et les blessures encore et encore.
Mon dieu s' il te plait, aie pitié!
Fais que ça s' arrête, s' il te plait!
Et enfin, il arrête et va vers la porte,
pendant que je suis allongée, immobile par terre.
Mon nom est Sarah.
J'ai 3 ans, ce soir mon père m'a tuée


° Si Ca Ta Touché ..
Laisse 1 COmmentaire Et
Prend L'temps D'Faire Copié COllé
Sur TOn SkY ..

# Posté le vendredi 07 mars 2008 20:10

Modifié le mercredi 12 mars 2008 08:35

LA DREPANOCYTOSE .....Une maladie peu connue mais Qui gache parfois la vie.....


Dans l'ombre de la drépanocytose
Le drame d'une maladie méconnue

La drépanocytose touche plus de 50 millions de personnes dans le monde. Pourtant, rares sont ceux qui connaissent son existence ou savent même qu'ils en sont atteints. Cette maladie génétique du sang prédomine en Afrique centrale, où 30% de la population est drépanocytaire. Les crises de douleur qu'elle provoque et les contraintes qu'elle impose font souvent du quotidien un enfer.


Dossier : Drépanocytose



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vendredi 25 juillet 2003, par Habibou Bangré

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La drépanocytose tue mais passe inaperçue. Cette maladie génétique, et donc héréditaire, est l'hémoglobinopathie [1] la plus fréquente dans le monde. 50 millions de personnes en sont atteintes. C'est en Afrique centrale que les drépanocytaires sont les plus nombreux. Une personne sur trois serait atteinte. En République Démocratique du Congo, par exemple, 40% des habitants sont malades [2]. Mais la drépanocytose reste encore largement méconnue et désarme nombre de médecins.

Le gène de la drépanocytose est né d'une mutation génétique due au paludisme. Ce qui explique que la maladie soit si répandue en Afrique. Complexe, elle se présente de différentes façons. Les deux manifestations les plus fréquentes sont les formes hétérozygote et homozygote. Dans la première, un individu naît avec un gène sain (A) et un gène malade (S). Il n'aura aucun signe clinique de la maladie. Par contre, il pourra transmettre la déficience génétique à son enfant. Si son conjoint est aussi AS, l'enfant a 50% de l'être, 25% d'avoir deux gènes normaux (AA) et autant de venir au monde avec deux gènes malades (SS). C'est la forme homozygote. Dans ce cas, la maladie est très souvent un enfer.

Une souffrance intolérable

Les drépanocytaires souffrent d'anémie. Leurs globules rouges ont une durée de 20 jours, contre 120 pour ceux d'un individu normal. Lorsque l'oxygène manque, ils perdent progressivement leur forme ronde pour prendre celle d'une faucille. Il arrive qu'ils se durcissent et provoquent des bouchons dans les artères. Ils ne peuvent donc plus assurer leur fonction première : délivrer de l'oxygène aux organes. Des crises de douleur chroniques, mais quasi imprévisibles, se manifestent. Dans les cas extrêmes, les crises sont si violentes qu'elles touchent les os et les organes. « Certaines douleurs atteignent le niveau trois sur l'échelle de douleur l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS). C'est le maximum. On administre de la morphine aux malades. Dans certains cas, ce n'est même pas assez », souligne Edwige Ebakisse, présidente du Réseau francophone de lutte contre la drépanocytose (RFLD), en France. Si les crises se répètent souvent, elles peuvent engendrer un handicap moteur et sensoriel.

En Afrique, tous les hôpitaux n'ont pas de morphine. Même les antibiotiques prescrits pour les petites crises ne sont pas toujours disponibles. Le taux de mortalité chez les enfants malades est donc très élevé. « Sur 200 000 drépanocytaires qui naissent chaque année au sud du Sahara, la moitié va mourir avant l'âge de cinq ans. La plupart à cause d'infections qui n'ont pas pu être traitées. L'antibiothérapie, qui protège des microbes et des bactéries, n'existe pas en Afrique. Du coup, une simple bronchite peut emporter les plus jeunes », explique Edwige Ebakisse. Les drépanocytaires ont une espérance de vie très courte. Le pays qui s'en sort le mieux est la Jamaïque avec une moyenne de 58 ans.

La prévention contre les crises de douleur

La véritable prise en charge des malades en est encore à ses balbutiements. « La plupart du temps, ce sont des pédiatres qui s'occupent des drépanocytaires adultes. Pourtant, les complications que l'on connaît sont différentes de celles de la petite enfance », s'étonne Régine Esther Azana, une Congolaise de 45 ans venue se faire soigner en France. En cas de crise violente, les médecins sont souvent désarmés. « Beaucoup n'arrivent pas à identifier la maladie. Ils posent énormément de questions et pendant ce temps-là, le patient souffre », raconte Max Nabinala, un Centrafricain de 27 ans. Et pourtant le pays a déjà de l'expérience en matière de traitement de la drépanocytose. « En 1980, un hématologue a créé un centre de soins. A sa mort, en 1985, personne n'a poursuivi ses activités ». Du coup, il a monté l'Association Centrafricaine d'Aide aux Drépanocytaires (ACAD), en 2001. Il se bat pour approvisionner sa pharmacie, mais comme il le dit : « la prise en charge commence par le patient ».

D'où ses conseils aux parents inquiets qui viennent le rencontrer. La prévention est un facteur clé pour vivre au mieux avec la drépanocytose. L'hygiène de vie est très stricte, mais indispensable pour réduire le nombre et l'intensité des crises. Eviter l'humidité, le froid, l'alcool, l'avion, les grossesses ou encore les sports intensifs. Boire beaucoup et manger sainement. Des contraintes difficiles à vivre. Ou à accomplir. « Nous devons manger de la viande, des légumes frais et des produits laitiers. Mais nos salaires sont trop faibles pour nous permettre de suivre le régime alimentaire idéal. Avoir du beurre sur sa table est déjà un luxe », se lamente Régine Esther Azana.

# Posté le jeudi 06 mars 2008 13:03

Modifié le jeudi 18 décembre 2008 15:38